Bilan de la COP28 organisée par les Émirats arabes unis à Dubaï

Le mercredi 13 décembre 2023 a marqué la clôture de la COP28. Cette 28e édition de la conférence pour le climat s’est achevée à Dubaï à la suite de négociations houleuses et d’une journée de prolongation. Le président de cette édition, le Sultan Al-Jaber, a annoncé un « accord historique ».

Pourtant, de nombreux organismes environnementaux et experts estiment que l’aboutissement de la COP28 est insuffisant en faveur du climat. Gros plan sur cette 28e édition et ce qu’il faut retenir.

Une transition en demi-teinte hors des énergies fossiles  

La COP28 marque un accord historique en déclarant pour la première fois la transition hors des énergies fossiles. Comme le souligne Franceinfo, ces dernières, telles que le pétrole et le charbon, sont responsables de plus de 70% des émissions GES mondiales.

Cependant, cet accord est accueilli avec réserve. Malgré de nombreuses négociations, les États n’ont pas pu statuer sur une « sortie » précise et claire. Le texte mentionne une transition hors des énergies fossiles, sans date précise. Les États se sont tout de même engagés à réaliser une transition équitable pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, conformément aux recommandations des scientifiques.

Une avancée dans le financement du climat

La fin de la COP28 marque aussi plusieurs réformes majeures dans le domaine du financement lié à la neutralité carbone. Les États ont concrétisé la création du fonds « Pertes et Dommages », demandé par des pays en plein développement depuis plusieurs décennies. Ce fonds prévoit des engagements et une aide monétaire envers les nations les plus sensibles et vulnérables à la crise climatique.

Le fonds Pertes et Dommages sera hébergé par la Banque mondiale et approvisionné par les pays industrialisés, notamment l’Italie, la France, les Émirats arabes unis et l’Allemagne. Cet engagement s’élève à ce jour à plus de 655 millions de dollars américains.

Une multiplication des énergies renouvelables

L’accord de la COP28 mentionne aussi l’engagement d’une centaine de pays à tripler leur production d’énergies renouvelables. L’objectif annoncé est de doubler le taux annuel moyen de l’efficacité énergétique d’ici 2030.

Bien que ce point ait été salué par certains acteurs en faveur du climat, d’autres émettent quelques réserves. Certains organismes environnementaux craignent que l’augmentation de la production d’énergies renouvelables ne serve d’excuse à certains pollueurs pour ne pas réduire leur production et utilisation d’énergies fossiles.

Un premier bilan de l’accord de Paris : défis et enjeux  

En septembre 2023, l’ONU a rendu public le tout premier bilan des résultats de l’accord de Paris, conclu lors de la COP21 en 2015. Ce bilan ne laisse place à aucun doute : les efforts fournis n’ont pas permis de suivre les trajectoires d’atténuation prévues par l’accord de Paris.

Ce constat a sonné le glas lors de la COP28 à Dubaï et a mis en lumière une urgence climatique. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les États doivent s’engager à diminuer de 43% les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2030, sous peine de ne pas pouvoir réaliser la neutralité carbone en 2050. Des enjeux qui s’accumulent à l’heure où la fenêtre d’opportunités ne cesse de se réduire.

Image à la une : Club France International.

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